Collectionneuses d’art et/ou mécènes. De la Renaissance à aujourd’hui.

1 – Titien (1488-1576), Portrait d’Isabelle d’Este, vers 1534-1536. Huile sur toile, 102 x 64 cm.
2 – François Clouet (vers 1520-1572), Catherine de Médicis, vers 1560. Pierre noire et sanguine. 
3 – Alcide Carlo Ercole, Eliza Jumel et ses petits-enfants, 1854. Huile sur toile. 
4 – John Singer Sargent (1856-1925), Portrait d’Isabella Stewart Gardner, 1888. Huile sur toile, 190x80cm.
5 – Nélie Jacquemart (1841-1912), Autoportrait, 1880. Huile sur toile, 134 x 81 cm.
6 – Eva Gebhard (1886-1959). Photographie.
7 – Robert Henri (1865-1929), Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942), 1916. Huile sur toile, 127×182,9cm. 
8 – Thérèse Bonney (1894-1978), Marie Cuttoli (1879-1973) dans sa galerie, 1926. Photographie.

Journées du Matrimoine & du Patrimoine.

Conférence organisée au Musée George Sand et de la Vallée Noire de La Châtre dans le cadre de l’appel à projet Matrimoine de l’association HF Centre Val de Loire.
Date : mardi 21 septembre 2021
Lieu : Théâtre Maurice Sand, place de l’Hôtel de Ville, 36400 La Châtre.
Horaire : 20h
Conférence gratuite.

Les femmes ont très tôt adopté un rôle de mécène qui a été longtemps sous-estimé. Dès la Renaissance, des femmes aux statuts sociaux élevés et à la situation financière établie, mettent leur richesse au service de l’art et de leur rayonnement politique personnel. Parmi elles, Isabelle d’Este en Italie, dont le studiolo attire de nombreux artistes (Andrea Mantegna, le Pérugin ou le Corrège). En France, les XVe et XVIe siècles sont particulièrement féconds pour ce qui concerne les femmes commanditaires : d’Anne de France à Marguerite de Valois, en passant par Anne de Bretagne, Diane de Poitiers, ou la plus célèbre d’entre elles, Catherine de Médicis. En effet, outre la fonction politique qu’elle occupe, Catherine de Médicis participe au rayonnement culturel de son époque, tout à la fois mécène, bâtisseuse, protectrice des arts et des lettres. Dès son vivant, elle est une figure controversée et sous la plume de ses contemporains se dessine ainsi sa « légende noire » qui perdure au cours des siècles.
Pourtant, sans ces collectionneuses ou/et mécènes, certains n’auraient pas connu la gloire. Elles ont marqué l’histoire de l’art en soutenant, révélant ou protégeant des talents féminins et masculins. 
Aujourd’hui, les collectionneuses et mécènes sont de plus en plus nombreuses et ont décidé de s’engager ; elles financent des expositions, créent des prix, ouvrent des fondations,… dans la discrétion.