Du Douanier Rousseau à Séraphine – Les grands maîtres naïfs

CONFÉRENCE – JEUDI 03 OCTOBRE 2019

(conférence en présentation de l’exposition du musée Maillol)

Le terme « art naïf » est employé pour la première fois en 1886 pour qualifier les œuvres du Douanier Rousseau au salon des Indépendants. Cet art suscite, dans un premier temps, le mépris : il n’est ni conforme aux préceptes de l’Académie, ni adepte des recherches abstraites en ce début du 20e siècle.

La fin de la Grande Guerre apporte un nouveau regard sur cette peinture. Cependant, c’est seulement en 1928 que la première exposition d’art naïf est organisée par Wilhelm Uhde, à Paris. Le collectionneur et galeriste Allemand y réunit les œuvres de cinq peintres dits « du Cœur Sacré » : Le Douanier Rousseau, Louis Vivin, Séraphine de Senlis, André Bauchant et Camille Bombois.

Éloigné des conventions plastiques, l’Art naïf apparaît comme l’une des sources de l’Art moderne : certains acteurs de l’avant-garde artistique comme Picasso, Delaunay ou Kandinsky vont ainsi s’intéresser, voire emprunter, à cet art spontané bien éloigné de l’enseignement dispensé par les écoles des Beaux-Arts.

Lieu : ÉCOPIA, 9 place Rouget-de-l’Isle à Tours

Horaire : 18h30

Tarifs : adhérent Les Muses de l’Hart : 5€ (adhésion 2019-2020 : 15€)
               non-adhérent : 9€
               moins de 18 ans, étudiant, minima-sociaux : 3€