Cécile Pitois

La danseuse de Lumière et ses Arc’s, 2017. Quartier Balzac, Vitry-sur-Seine. Bronze. Hauteur : 7m.

 

Faire de l’espace public un lieu de création et de diffusion artistiques, c’est donné la possibilité à tous de découvrir des œuvres autrement, sans avoir à pousser la porte d’un musée, d’un centre d’art ou d’une galerie. C’est aussi transformer l‘environnement quotidien. Mais exposer une œuvre d’art dans un espace donné peut être un risque et demande un véritable engagement de la part de l’artiste.

Depuis plus de vingt ans, l’être humain est au cœur du travail artistique de Cécile Pitois. Elle mène une recherche sur les relations entre l’homme et son environnement à travers ses différents projets, telles ses Sculptures à Souhait. Chaque étude est initiée par un protocole précis impliquant la participation des habitants : l’artiste étudie les paramètres historique, social et architectural du lieu. Un long et minutieux processus d’où découlent récits fictifs et sculptures. Ses créations sont alors offertes à notre imaginaire, à nos rêves, invitent au toucher, à l’échange, au partage.

 

Sophie Payen / Comment est née votre envie de devenir artiste ? Quelles formations avez-vous suivies ? Avez-vous des sources d‘inspiration ?
Cécile Pitois / En effet, je suis née dans un petit village, Lamnay dans la Sarthe. Enfant, j’ai beaucoup appris en observant le monde végétal et animal. L’observation et la contemplation ont été mon premier enseignement. Ce n’est pas un hasard si, plus tard, je me suis particulièrement intéressée à l’œuvre de Novalis (1), un écrivain allemand pré-romantique, qui a écrit, entre autre, de très beaux textes sur la relation de l’homme avec la Nature.
Dans mon cursus à l’école des Beaux-Arts du Mans, j’ai étudié avec d’excellents enseignants : Gina Pane qui, au-delà de l’artiste qu’elle était, donnait un enseignement de précision et de qualité. Elle nous apportait une réflexion sur la symbolique des matériaux, des couleurs et des formes, paramètres toujours présents dans mon travail. Le sculpteur Patrice Alexandre a été plus qu’un enseignant, une sorte de maître spirituel. D’autres artistes m’ont encouragée et accompagnée : Daniel Aulagnier, professeur de sculpture-design ; Pascal Kern, photographe et bien d’autres. En revanche, cela n’a pas été toujours évident d’évoluer en étant entourée uniquement de regards critiques masculins. Gina Pane est malheureusement décédée alors que je n’étais qu’en troisième année. Elle était l’unique femme enseignante en section Art !
En sortant de l’école des Beaux-Arts, je n’avais pas forcément d’idée de ce que pouvait être la vie ou le « métier d’artiste ». J’intégrais une année l’université à Rennes pour obtenir une licence et passais mes temps libres à travailler dans mon premier grand atelier. Dans les années 1980-1990, les centres d’art ont émergé en région. Avec mes amis artistes, nous assistions à énormément de vernissages, ce qui nous a permis de plonger dans de magnifiques univers comme le centre d’art de Kerguéhennec, tout en nous construisant un formidable réseau de connaissances.
Un an après la fin de mes études en 1995, j’obtenais une bourse de l’O.F.A.J. (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse). Je suis partie en résidence pendant six mois dans le zoo de Dresde. Mon étude consistait à étudier le comportement animal dans leur captivité ce qui m’a conduit à observer celui des visiteurs. C’était très drôle, ridicule et dramatique à la fois.
Depuis le début, dans mon travail, j’utilisais essentiellement une iconographie animale. 1999 est une année charnière. J’obtiens une bourse du FIACRE (Centre National d’Arts Plastiques) pour une recherche en Inde intitulée « l’Iconographie animale dans la sculpture de l’Inde du sud ». Cette étude-résidence fait basculer mon travail. Je comprends alors que la figure animale, tellement importante symboliquement, prime au regard du sens de mes œuvres. Suite à cette prise de conscience, je décide d’aborder le cœur de mon travail. L’IMPERMANENCE. J’initie, à la suite, un travail plus abstrait intitulé Intuition(s).
Intuition(s) est un travail de peinture murale où j’entreprends de rendre visible l’invisible. Cette œuvre consiste à peindre des flèches avec un vernis légèrement coloré sur un seul mur d’une pièce. Ces flèches représentent les mouvements des courants d’air existants. Suivant les lumières extérieures et artificielles et le positionnement du spectateur, la peinture se révèle ou disparait en partie ou dans son entièreté. Le visiteur devient à la fois danseur et chorégraphe de l’œuvre dans cet espace. Dans cette perception toujours fuyante, la question se pose de savoir si il existe une réalité ? Ou chacun se construit-il une réalité à partir des éléments qu’il perçoit ?
Ces premières questions ouvrent le développement de mes futurs projets. À partir de cette œuvre charnière, j’ai mis au centre de mes projets le spectateur comme un « acteur de perception ». Cela deviendra ensuite une prérogative dans mes projets d’œuvres dans l’espace public Sculptures à Souhait.

 

ŒUVRES ART PUBLIC

SP / Depuis une vingtaine d’années vous menez une réflexion sur la ville et les espaces publics. Quelle est pour vous la fonction de l’art public ?
CP / Lors de mon premier voyage en Inde, j’ai découvert des rituels collectifs qui ont changé et ouvert ma conception occidentale sur notre rapport à l’espace public. Il y avait aussi la découverte d’un nouveau rapport au temps ; ces moments suspendus où le temps s’arrête me donnaient l’envie de travailler autour de la notion de « pause », celle du rapport de l’être humain à l’espace-temps.
C’est à ce moment-là que j’ai décidé de me consacrer à un travail sur l’espace public. Cela consiste tout d’abord à m’adresser à un plus large public, plus populaire. Pour moi, ce terme ne signifie pas de produire des œuvres de moindre qualité mais pouvant toucher le conscient ou l’inconscient de tout à chacun. Mes Sculptures à Souhait sont des récepteurs ou des réceptacles d’un inconscient collectif lié à l’histoire passée, présente et à venir du lieu.

SP / Vous nommez vos œuvres visibles dans l’espace public Sculptures à Souhait. Pourquoi ce titre générique ?
CP / En Italie, j’avais observé des personnes en train de lancer des pièces dans des fontaines en formulant un souhait. Celles-ci accueillent au fil du temps tous les rêves, tous les désirs des personnes qui se prêtent à ce rituel. Ce récepteur-réceptacle constitue une sorte de mémoire collective immatérielle. J’ai appelé mon travail Sculptures à Souhait, un clin d’œil à ces fontaines à souhaits. Souhait étant écrit sans « s » car il porte un double sens, celui de Sculptures à l’infini…

SP / Avez-vous créé des œuvres dans le cadre du 1% artistique de commande publique (obligation de réalisation artistique pour certains bâtiments public) ? À quels appels à projet avez-vous participé ?
CP / Le processus de sélection du 1% artistique classique ne permet pas vraiment de choisir des artistes ayant mon type de démarche. J’ai un protocole bien défini qui demande un temps de construction de projet assez lent. En effet, mon protocole implique à la fois une forte participation et implication des usagers du site, qui me le présentent à travers des « visites guidées » et également une recherche que je réalise dans les archives locales. Tous ces éléments sont constitutifs du projet final contextuel et in-situ.
Dans mon travail de Sculptures à Souhait, soit je réponds à des appels à projet car le cahier des charges est adapté à mon protocole (comme les projets de Vitry-sur Seine et de Bruxelles), soit je trouve le financement des études que je souhaite réaliser dans le pays, la ville ou le quartier de mon choix. Je suis alors l’initiatrice d’une future commande. Comme mes études pour les villes de New-York, San-Francisco, Pondichéry, et la Région de Saxe-Anhalt, qui n’ont pas à ce jour vu de réalisation en tant qu’œuvre mais restent simplement à l’état de projet. Cependant, pour moi, ces projets vont au bout de mon processus de recherche et finalement, étant sans compromis, je leur accorde tout autant de valeur qu’à ceux qui ont été réalisés. 

SP / Quelles sont les contraintes, les libertés d’une commande publique ou privée ? Un commanditaire vous a-t-il déjà imposé des conditions difficiles à tenir ?
CP / La plupart des commanditaires publics et privés sont assez respectueux du travail de l’artiste. En 2004, j’ai rencontré Alain Château, directeur de l’entreprise Gault et Frémont et commanditaire, avec un partenariat « Artistes-Entreprises » géré par le CCC (2). J’ai réalisé La Galerie des Signatures, une œuvre engagée et impliquée qui critiquait la perte de l’individualité et de son espace personnel dans l’entreprise. Monsieur Château l’a très bien acceptée. Il m’a ensuite commandé une autre œuvre où j’ai encore impliqué les salariés, Réseau(x), pour une autre entreprise, Facedim, à Châtellerault. Puis une troisième commande privée a vu le jour sur son chai, Yon Figeac, à Saint-Emilion. Alain Château est le collectionneur-commanditaire idéal. Il m’a donné toute liberté, a toujours accepté les budgets et entretient bien les œuvres réalisées.
Concernant les commandes publiques, c’est un peu plus compliqué. La commande de Vitry-sur-Seine est une exception. Cette ville a une réelle politique de commande publique avec environ 120 œuvres et une personne en charge de cette politique. Ce n’est pas le cas de la plupart des villes. Mon œuvre La Fontaine des Amoureux à Tours, installée jardin de Beaune-Semblançay, a été financée par le service des Parcs et Jardins ainsi que celui de la Voirie et donnée en gestion au service Culturel… Récemment, j’ai été contactée par un service de la ville de Tours qui aimerait la déplacer sur un autre site : place Châteauneuf. Je peux accepter, ou non, de faire ce genre de concessions à partir du moment où l’œuvre ne perd pas son sens initial. Ce qui est le cas ici. La restauration et la conservation des œuvres sont des questions délicates et importantes.

SP / Vous avez réalisé deux sculptures accompagnée par Eternal Network (3) : À mon seul désir au château du Rivau et La Fontaine des Amoureux à Tours. Parlez nous de ces deux expériences.
CP / Eternal Network, dont Anastasia Makridou-Bretonneau était alors la directrice artistique, m’a donné ma première chance dans la commande publique. Ces premières œuvres, réalisées avec des très petits budgets, m’ont donné la chance de pouvoir entrer dans un nouveau réseau de la commande publique. Étrangement, mes expositions en galeries et centres d’art ont pratiquement cessé le jour où j’ai fait ma première œuvre dans l’espace public… Ce sont deux univers qui ont des logiques très différentes. Travailler dans l’espace public est chronophage mais c’est un plaisir immense de collaborations : avec les habitants, les entreprises et que l’œuvre finalisée puisse être vue par tous les publics.

SP / L’art dans l’espace public est vulnérable aux incompréhensions, aux dégradations. En 2014, à La Roche-sur-Yon, l’œuvre La colonne chromointerférence de l’artiste vénézuélien Carlos Cruz-Diez a fini à la déchetterie. Elle avait été installée en 1972 dans le cadre du 1% devant un collège mais laissée à l’abandon. Ne craignez-vous pas qu’un jour l’une de vos œuvres soit détruite ?
CP / Récemment, le problème s’est posé concernant mon œuvre À mon seul désir qui se trouvait au château du Rivau (4) à Lémeré. La grille, un élément de l’œuvre qui recouvrait un puits, avait été repeinte par un employé du château avec une couleur rose qui n’était absolument pas la couleur initiale. De plus, certaines pierres semi- précieuses de cette grille avaient été retirées et non remplacées. J’ai fini par trancher, après quelques années de négociation, et j’ai demandé à ce que l’œuvre soit définitivement retirée. Cela s’appelle le droit de « propriété intellectuelle de l’artiste » qui protège l’intégrité de l’œuvre.
Lorsqu’une œuvre est conçue avec la participation des habitants, le projet est bien reçu. Variations pour Marray, projet dans l’espace public à la campagne, a été construit avec la participation des villageois et rentre alors dans un maillage historique et social. Je pense profondément que lorsqu’on fait une œuvre avec la complicité des habitants, ils sont en quelque sorte aussi les protecteurs de cette œuvre, comme par exemple La Danseuse de Lumière à Vitry-sur-Seine.

SP / Vous avez également réalisé des œuvres de commande à l’étranger. Travaillez-vous différemment avec les commanditaires étrangers d’avec les commanditaires français ?
CP / J’ai vécu une expérience exceptionnelle à Bruxelles. Leur programme se nomme le 101ème%. Le terme exprime le 1% de la valeur ajoutée alors qu’en France, il est perçu comme un 1% retiré du budget global.
Le jury bruxellois m’a nommé lauréate alors que je ne leur ai présenté uniquement un protocole de recherche ! J’avais critiqué le cahier des charges car il était souhaité initialement la réalisation d’une œuvre dans chacune des deux cours de maisons-jardins (datant de 1934) en cours de restauration. Je leur ai démontré que ce n’était pas le meilleur emplacement, que l’œuvre devait s’ouvrir vers l’extérieur dans les parties architecturales qui marquaient le passage entre la rue et l’intérieur de ces cours. Ils m’ont fait confiance. Et c’est après avoir réalisé mes recherches dans les archives et suivi des « visites guidées » avec les habitants que je leur ai présenté mon projet final qui comprenait de surcroit une œuvre, sur une place publique, non prévue dans le budget initial. Budget qui finalement s’est élevé à 245 000€.

SP / Avez-vous créé des œuvres en collaboration avec d’autres artistes ?
CP / Pas particulièrement avec d’autres artistes « plasticiens », mais j’ai collaboré à Tours (C.C.C.) et New-York (F.I.A.F), avec les chorégraphes : Myriam Gourfink, Daniel Larrieu et Kota Yamazaki, pour mon installation inhale-exhale from A to C.
Dès l’origine de mes projets dans l’espace public, je me suis associée avec des sociétés de production (Eternal Network, Entre Deux, amac, ARTER, Intention Publique) et j’ai régulièrement travaillé dans ma phase de recherche avec des paysagistes, architectes, urbanistes, sociologue… Pour la production d’un projet comme la sculpture monumentale La danseuse de Lumière et ses Arc’s, j’ai collaboré avec une cinquantaine de personnes que ce soit à la fonderie Coubertin, au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille et avec d’autres prestataires. 

SP / Vous développez un projet intitulé Eugénie dans les campagnes qui a commencé dans le village de Marray. De quoi s’agit-il ?
CP / Eugénie dans les campagnes est un projet qui a pour objectif de créer des œuvres d’art publiques contextualisées dans de petites communes rurales, hors circuits touristiques de la Région Centre-Val de Loire, où je réside actuellement. Ayant vécu mon enfance dans un petit village, j’avais envie de travailler sur la problématique de la rencontre humaine dans les communes rurales à notre époque. Lorsque j’étais enfant, on trouvait dans mon village, une poste, une boulangerie, des clubs pour les jeunes et les personnes âgées. On s’y rencontrait facilement. Aujourd’hui, les « villages-dortoirs » ne permettent plus vraiment les rencontres. Les 4 projets réunis sous le titre générique Variations pour Marray, créent des espaces de rencontre et de partage pour les habitants ayant pour point commun les dimensions sonores et vibratoires.

 

ŒUVRES AUTONOMES

SP / Vous ne créez pas que des œuvres pour commande publique. Vous avez un travail d’atelier. Quel est votre processus de création ? Quels mediums pratiquez-vous ?
CP / Les œuvres dans l’espace public sont en quelque sorte comme de la recherche appliquée. En ce qui concerne mon travail de recherche en atelier, je parle d’ « œuvres autonomes » car elles n’ont pas particulièrement une appartenance à un contexte ou un lieu. Ce sont des sculptures, installations, peintures qui expérimentent une pensée toujours en mouvement. Peut-être encore ces questionnements sur l’impermanence ? Actuellement, je travaille une série de sculptures autour de l’œuvre du penseur Krishnamurti (5) qui questionne la notion de liberté que je traduis par des « formes d’iceberg sectionnées par des plaques de verre. C’est ce que j’appelle dans mon travail la « recherche fondamentale ».

SP / Lorsque vous voyez une œuvre de vos débuts, pensez-vous qu’aujourd’hui vous réaliseriez la même œuvre ou une autre œuvre ?
CP / Mes œuvres du début sont liées à une sensibilité et une pensée qui se sont construites au fil du temps : l’apparition et la disparition, le visible et l’invisible, l’impermanence,… Avec la sculpture monumentale La danseuse de Lumière et ses Arc’s, je m’aperçois que je re-traverse finalement la plupart de mes réflexions obsessionnelles.
La danseuse a le pouvoir de capter la lumière qui traverse les prismes qu’elle tient dans chacune de ses mains pour projeter des arcs-en-ciel sept mètres plus bas dans les mains des spectateurs. La symbolique du soleil est généralement réservée dans la mythologie aux hommes, avec cette œuvre je l’attribue aux femmes. Les couleurs représentent la diversité et la générosité de tout ce qu’elles peuvent apporter sur terre. J’ai rendu un hommage à l’énergie des femmes dans un quartier difficile où les femmes n’avaient pas « toujours leur place au soleil ».
Je n’aurais jamais pensé réaliser un personnage sur une colonne classique en bronze peinte de 7m de haut. Et je l’ai fait ! Moi même, je me surprends à utiliser de nouveaux matériaux, de nouvelles formes et symboliques. 

SP / Quels sont vos projets à venir ?
CP / Je viens d’avoir 50 ans, et j’ai envie d’encore plus de liberté, de partir toujours à l’aventure. J’ai cette sensation de renaitre tous les matins. Prochainement, je pars en Angleterre dans le Norfolk pour une résidence dans le domaine du sculpteur Antony Gormley. Et ensuite, j‘attends des réponses de concours et de bourses, entre autre pour continuer mon étude à San Francisco. J’ai toujours ma bonne étoile qui me suit et je lui fais confiance.

 

(1) Novalis (1772-1801), poète, romancier, philosophe allemand qui vécut en Saxe-Anhalt, où il exerça par ailleurs la profession d’ingénieur des mines.

(2) CCC : Centre d’art contemporain créé en 1984 à Tours. En 2016, le Centre de Création contemporaine devient le Centre de Création contemporaine Olivier Debré (CCC OD). 

(3) Eternal Network initie et accompagne des projets d’art contemporain à Tours et sur le Grand Ouest depuis 1999. Éric Foucault en est le directeur artistique depuis 2014.

(4) Situé à 10 km de Chinon, le château du Rivau et ses communs Renaissance et ses communs Renaissance constituent un ensemble remarquable de l’architecture du XVe et XVIe siècles. Depuis plusieurs années, des interventions d’artistes contemporains viennent enrichir ses jardins.

(5) Jiddu Krishnamurti (1895-1986) a été pris en charge très jeune par la société théosophique qui voyait en lui « l’instructeur du monde ». Il se détache de tout ordre religieux en 1929. Krishnamurti apparaît alors comme un penseur de premier ordre convaincu que l’on cesse d’approcher la vérité dès lors que l’on suit le chemin tracé par les autres. Il est l’auteur de La Nature de la pensée et Vivre dans un monde en crise.