CACC – Centre d’art Contemporain Chanot

Madeleine Mathé © Isabelle Le Normand

Commissaire indépendante, Madeleine Mathé a travaillé au sein de différents lieux culturels nationaux et internationaux avant de prendre, en 2012, la direction du Centre d’arts plastiques de Clamart. Rapidement, elle a pour projet de transformer ce centre d’arts plastiques en centre d’art contemporain.
L’élaboration d’un centre d’art contemporain est un défi qui demande du temps. De nombreuses questions se posent : comment affirmer l’identité de ce nouveau centre d’art contemporain auprès des professionnels et des amateurs ? Comment s’inscrire dans la ville et créer une proximité avec les habitants ? La municipalité va-t-elle s’engager pour développer son potentiel culturel ? Quelle programmation artistique présenter ? Comment proposer dans cet espace un ensemble d’expériences : lieu de création, d’expérimentation et de production pour les artistes ; lieu de discussion et de réflexion lors de rencontres et de débats ; lieu de médiation pour les publics ? Comment rendre compatible un travail de proximité sur le territoire et une visibilité extra-territoriale ?
Madeleine Mathé nous fait partager son expérience.

Quel a été votre parcours avant la direction du CACC ? J’ai fait des études d’histoire de l’art et de médiation culturelle en France et à Montréal. J’ai obtenu un master 2 « L’art contemporain et son exposition » sous la direction de Serge Lemoine à la Sorbonne. Pendant mon Master, j’ai travaillé au musée d’art moderne de la ville de Paris. Ensuite, j’ai travaillé pendant 4 ans en tant que Chargée de projets (expositions et projets à destination des publics) au Cneai (Centre national édition art image) à Chatou (aujourd’hui à Pantin). Et je dirige le CACC de Clamart depuis janvier 2012.

Le centre d’art contemporain Chanot
Quelles motivations vous ont orientées vers cette structure ? C’était une structure à la fois impressionnante, effrayante et excitante. Ce lieu existait depuis 1981 et n’avait pas vraiment de résonance sur la scène de l’art contemporain. Le challenge était donc d’ancrer ce lieu sur un réseau professionnel de l’art contemporain : retravailler la programmation sur un projet autour de l’émergence et également ouvert à un public étendu, c’est-à-dire s’adresser à la fois aux professionnels, aux connaisseurs, et aux curieux. En tant que commissaire, il est toujours intéressant de pouvoir développer une pensée dans un lieu sur la durée. La première année, j’ai réalisé que l’on ne propose pas les mêmes expositions dans un lieu ouvert au public dont on assure la direction que dans le cadre d’un commissariat freelance.
Aujourd’hui, l’enjeu est de maintenir ce positionnement professionnel, faire que ce lieu devienne à terme un incontournable au niveau de la scène émergente. Et bien sûr, faire en sorte que ce lieu parle à tous ses habitants. L’art contemporain peut parfois perturber, effrayer. Un lieu de proximité comme celui-ci permet un contact direct avec les visiteurs, d’aller à la rencontre des enthousiasmes comme des réserves, et de créer un lien entre les publics et l’art qui soit de plus en plus fluide. C’est ça aussi le projet que je mène au sein de ce lieu.
Vous avez décidé de changer le nom de la structure qui s’appelait à l’origine Centre d’arts plastiques Albert Chanot. La décision de toucher à l’identité du nom du lieu n’est pas anodine et a du être le fruit d’une réflexion approfondie. Pourquoi ce choix ? Outre les expositions consacrées à l’émergence, le centre d’art a aussi un travail graphique important que je porte en amont avec envie et enthousiasme ; un studio graphique est régulièrement invité à réinventer l’identité du lieu. Je parle même d’exposition imprimée ici, car c’est un projet aussi important que les programmes d’expositions. C’est aussi une façon pour nous de soutenir et promouvoir le design graphique, qui à mon sens, aujourd’hui, a un champ d’innovation, de progression et de recherches artistiques importants. Au départ nous invitions un studio graphique tous les ans (en 2013, Côme de Bouchony, en 2014, Fanette Mellier, en 2015, Syndicat), mais c’était un rythme fou. Maintenant, cette invitation se fait tous les trois ans. Nous collaborons avec l’atelier Muesli de 2016 à 2018.
Muesli nous a proposé tout un projet de déclinaison de supports graphiques, qui vont de la plaquette annuelle, au dossier de presse maquetté, et également un nouveau logo. Celui-ci était assez fort, il correspondait vraiment au dynamisme et aux directions nouvelles du lieu. Dans le même temps, les graphistes de Muesli proposaient de faire évoluer le nom du lieu. Cette proposition correspondait à des échanges que j’avais à la fois avec Muesli, les équipes administratives de la ville et l’adjoint à la culture. En effet le terme « centre d’arts plastiques » pouvait porter à confusion et laissait penser que nous donnions des cours d’arts plastiques. Hors nous sommes un lieu d’exposition uniquement. La nouvelle identité graphique proposée par Muesli, s’est donc naturellement accompagnée de ce nouveau nom, Centre d’Art Contemporain Chanot (CACC). Nous avons gardé le nom de Chanot puisque ce lieu est créé d’un legs de l’œuvre de M. Chanot, qui a vécu dans la maison à côté. Je suis arrivée en 2012, le nom a changé en 2016. Un temps de diffusion des idées est nécessaire. Finalement, les équipes de la ville se sont appropriées ce nouveau nom.
Puis, en 2018, nous allons expérimenter une nouveauté pour clôturer ce cycle triennal avec Muesli, en proposant une exposition de leurs créations graphiques visible dans les murs. C’est un défi pour eux comme pour moi : comment partir d’un support familier, le Print, pour le format exposition.
Quelle nouvelle politique ou direction artistique souhaitiez-vous donner à ce lieu ? Outre le projet graphique, l’idée est de présenter les formes d’art les plus diverses possibles, éclatées, et montrer qu’un artiste n’est pas propre à un médium mais plutôt propre à un discours qui va s’exprimer via un champ de médiums variés. J’ai travaillé sur plusieurs expositions dont les artistes étaient sur des frontières, comme le travail de Thomas Lévy-Lasne, qui est peintre mais a un travail empreint du photographique, ou la photographe Aurélie Pétrel qui va vers l’architecture, l’installation.
Je trouve que le travail du centre d’art est plus puissant sur les expositions solos. J’essaye donc d’en faire une à deux par an, ainsi qu’une à deux expositions collectives, sur des rythmes variés de un à trois mois. Sur les expositions solos, l’idée est d’offrir à l’artiste un champ d’expression à la fois fort, rayonnant et adapté à la pensée de sa recherche. Les artistes invités ici n’ont pas forcément eu de solos show, en tout cas en Ile-de-France, mais ont déjà une réflexion suffisamment avancée. Par exemple, en 2014 avec l’artiste Aurélie Pétrel. C’était sa première exposition en Ile-de-France et l’occasion pour elle d’expérimenter de nouveaux supports, de nouvelles façons de présenter son travail, et dans le même temps, de faire un focus sur son travail, de rencontrer de nouvelles personnes. Je parle souvent de notion de rampe de lancement, de tremplin pour essayer de faire en sorte que l’artiste soit de plus en plus présent sur les réseaux.
L’automne 2017, nous avons présenté un travail de Chourouk Hriech, une artiste assez reconnu aujourd’hui en France, pour qui c’était le premier solo en CAC en Ile-de-France. Cette invitation a été l’occasion pour elle de s’emparer de cet espace et de déployer une pensée. Elle en a profité aussi pour expérimenter de nouvelles formes : c’était seulement la deuxième fois qu’elle présentait de la vidéo. Elle avait fait elle-même les photographies qui prenaient place au cœur de l’installation, on peut alors commencer à se poser la question « est-ce qu’à un moment donné dans son travail la photographie va complètement s’extraire du dessin et prendre son autonomie ? ». Elle a fait aussi des installations à partir d’objets qu’elle récolte, c’était complètement nouveau.
Pour moi, l’enjeu dans ce type d’exposition est de faire en sorte que l’artiste puisse saisir cet instant et ce lieu pour expérimenter des choses et en faire un laboratoire. Nous sommes tous aujourd’hui au cœur de cadres très posés aussi bien par notre rythme de vie, que par la façon dont nous devons agir avec l’administration, etc. J’essaie de faire en sorte que le lieu d’exposition soit un espace hors de toutes ces contraintes, aussi bien pour le public qui peut être perturbé, se poser des questions et en discuter avec nous, que pour l’artiste. Prendre soin de l’artiste et lui offrir une petite bulle de confort, afin qu’il ne soit pas trop confronté aux administrations, aux politiques, et qu’il ne soit pas obligé de toujours « normer » les projets artistiques qu’il propose. J’ai la sensation que c’est en maintenant cette bulle que nous irons vers des choses nouvelles et surprenantes en terme d’art.
L’entrée aux expositions étant libre, on imagine que le lieu est subventionné. Quelles sont les sources de financements publics ? Avez-vous, comme beaucoup de lieux subventionnés, la nécessité de construire une stratégie vers les financeurs privés pour diversifier vos sources de financements ? À mon arrivée, le budget n’était que municipal. Depuis, le budget a été multiplié par 2.5 d’où l’intérêt de prendre une structure avec peu de moyens. C’est plus facile de le faire augmenter. Je recherche également des financements privés, notamment l’exposition en 2017 de Petra Koehle & Nicolas Vermot-Petit-Outhenin, un duo de photographes suisses présenté pour la premières fois solo show en France, a été financée pour partie par Prohelvetia. Maintenant la stratégie est de trouver des financements privés et d’aller de plus en plus vers un financement public élargi. Aujourd’hui, le centre d’art n’est pas touché par les baisses de subventions puisque nous en avons peu.
Quelles sont les missions/orientations données par les élus pour ce lieu ? Comment travaillez-vous en dialogue avec eux ? Je travaille étroitement avec l’adjoint à la culture qui va faire écho des retours du maire. J’ai une grande liberté, ce qui est un grand confort. Je fais la programmation des expositions du centre d’art, je leur soumets et nous en discutons.
Aujourd’hui, l’élu à la culture a tout à fait conscience de l’importance pour la ville d’avoir un centre d’art contemporain sur son territoire qui présente de l’art sous des formes variées, très actuelles, avec des expositions très pointues, et du rayonnement que cela amène à sa ville. Notamment, il a largement défendue notre adhésion au réseau TRAM. Mais c’est un travail qui prend du temps.

Les expositions
Vous accordez une grande place aux jeunes artistes internationaux qui rendent compte de la diversité des pratiques : peinture, photographie, installation, nouvelles technologies, etc. Comment s’effectue le choix de ces artistes / œuvres ? Le choix des artistes se fait par un travail de prospection permanent. Je rencontre les artistes de façons très diverses, lors d’une visite d’atelier, une découverte à la Fiac, une exposition internationale, un jury de diplômes, dans des galeries, etc.
Pour les expositions solos, les rythmes de travail sont très longs, la préparation peut s’étendre sur un an et demi. L’exposition n’existe pas au départ et elle se construit au fur et à mesure du projet de l’artiste, en résonance avec le lieu (le centre d’art a une architecture forte, très visuelle que l’artiste doit appréhender dans son travail pour la dépasser : beaucoup de lignes au sol, sur les plafonds, des sols différents, etc.). Tout cela entre dans la façon dont on oriente le projet de l’artiste. L’exposition solo se construit donc en dialogue : l’artiste a des idées, des envies, je connais le lieu, et nous faisons évoluer les choses ensemble.
Récemment, vous avez présentez une exposition sur une collection privée, celle de Joseph Kouli. Les centres d’art n’ont pas vocation à constituer une collection publique propre mais parfois, ces lieux peuvent investir dans la production et/ou l’achat d’œuvres, selon des modalités et conditions variables envers les artistes et les galeries. Comment le CACC se positionne-t-il ? Les missions du centre d’art contemporain sont de soutenir la création artistique, de la diffuser auprès des publics, et d’accompagner les artistes, ce qui implique forcément de s’engager dans la production de nouvelles pièces. Dans la mesure de nos budgets, nous apportons un accompagnement financier, intellectuel, conceptuel et sur la production d’œuvre d’art. En revanche, le centre n’achète pas d’œuvre, n’a pas de collection propre.
Par rapport au fait d’exposer une collection privée, la collection Joseph Kouli, j’ai bien sûr réfléchi au sens à donner à cette invitation. Il s’avère qu’aujourd’hui l’écosystème de l’art est en train d’évoluer. Les lieux publics n’ont plus les budgets qu’ils ont pu avoir dans les années 80-90, mais néanmoins la mission du service public de soutien à l’art demeure. Parallèlement, de nouveaux acteurs sont apparus dans cet écosystème, des acteurs privés. Les fondations, les collectionneurs privés, les collections d’entreprise, etc., sont devenus des incontournables. Parmi ces acteurs privés, certains sont de grand soutien pour les artistes. Ils ont une réelle prospection et assurent la prise de risque, comme c’est le cas de Joseph Kouli qui collectionne depuis 10 ans. C’est pourquoi j’ai eu envie de travailler avec lui. Par ailleurs, il suivait depuis plusieurs années les expositions du CACC. Il a d’ailleurs été plusieurs fois un soutien sur certaines expositions en finançant un cocktail, en faisant de la promotion, en hébergeant un artiste. Je connaissais sa collection qui m’intéressait et qui est assez prospective ; il s’est positionné sur des achats d’artistes de sa génération et sur des budgets pas trop élevés. Par sa démarche de collectionneur, il peut promouvoir des artistes qui ne sont pas forcément connus. Il possède également des œuvres méconnues d’artistes connus, comme Bruno Peinado ou Erwin Wurm. Il est intéressant par ailleurs d’observer que le collectionneur se positionne complétement en dehors des choix de l’institution. Le collectionneur va avoir des choix intuitifs, spontanés, alors que la prise de risque dans l’institution est beaucoup plus cadrée. Nous avons programmé une table ronde sur les façons de collectionner aujourd’hui en France et on s’aperçoit que beaucoup de collectionneurs, peu médiatiques, ont une démarche puissante et parallèle aux soutiens que peuvent apporter les centres d’art contemporain.

Les publics
Le CACC se situe un peu en retrait dans une rue pavillonnaire. Comment tirez-vous parti de cette situation géographique ? Avez-vous défini un périmètre de rayonnement ? Nous avons de l’ambition, donc nationale. Maintenant, nous sommes réalistes donc plutôt régionale. Nous avons un public de connaisseurs et de professionnels à l’échelle régionale, et un public de curieux et de découvreurs à l’échelle de la ville. Effectivement, le CACC se situe dans un quartier résidentiel mais aussi, à côté de la gare de Clamart, aux frontières de Vanves, d’Issy-les Moulineaux, de Malakoff ; l’enjeu est donc de pouvoir travailler avec toutes ces villes adjacentes.
Ce positionnement dans une zone pavillonnaire est à la fois un avantage et un inconvénient : l’inconvénient, c’est qu’on vient rarement ici par hasard. En revanche, la proximité de la gare, permet d’avoir un public francilien. Par ailleurs, au cœur de ce quartier pavillonnaire, le CACC est lui-même sur une situation résidentielle, un jardin qui nous permet de faire des événements. Ce cadre bucolique permet d’en tirer parti, de jouer sur cette convivialité que l’on va avoir avec les visiteurs et les artistes que l’on accueille.
Quelle stratégie de communication et de médiation développez-vous pour rendre le CACC visible des habitants et aller à la rencontre de nouveaux publics ? La stratégie de communication, permet d’avoir cette identité visuelle forte. La plaquette est à la fois un espace de recherche pour les graphistes et un objet qui rapidement attire l’œil et donne envie d’être feuilleté. On communique sur tous les supports municipaux de la ville de Clamart et différentes instances municipales parlent de nous. C’est très important de travailler avec les services de la ville. Lorsque je suis arrivée, le lieu n’était pas forcément identifié des habitants.
La stratégie de médiation, propose un important projet en direction des publics maternels et élémentaires qui touche en moyenne 25 classes par an. Je continue de la faire monter en exigence en faisant intervenir des artistes dans les classes pour des ateliers de pratiques artistiques. L’idée étant de faire évoluer le regard, la compréhension du geste artistique et le processus artistique auprès des enfants. J’insiste beaucoup sur la question de l’échec. Dans ces classes, il est important de faire passer l‘idée que l’œuvre d‘art n’a pas été créée en un quart d’heure mais après des étapes et des étapes d’erreurs et d’essais.
Depuis un an, nous développons des projets de médiation à destination d’un public plus large : collèges, lycées, étudiants.
Votre structure a-t-elle développé des actions vers les publics dits spécifiques, empêchés ou éloignés ? Quelles sont par exemple vos actions concernant les publics en situation de handicap ? Aujourd’hui, nous travaillons avec des publics des écoles de zones prioritaires. En ce qui concerne les publics des prisons, des hôpitaux, nous n’avons pas l’équipe pour mettre en place ces actions.
Le CACC fait parti du réseau TRAM Ile-de-France. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est Tram et quelles actions communes vous menez ? Le CACC a rejoint le réseau TRAM en 2017, c’est à la fois un gage de qualité, mais aussi de reconnaissance, et la perspective de projets plus étendus. C’est une vraie dynamique. Tram est le réseau des structures d’art contemporain en Ile-de-France (centres d’art contemporain et fondations). Ce réseau promeut les actions en art contemporain d’Ile-de-France, communique sur ses événements et met en lien les structures pour des temps de concertations sur des sujets professionnels. Tous les deux ans, une grande action est mutualisée, par exemple des accueils d’artistes, une thématique d’exposition, créer des marches artistiques entre les structures, etc.
Les navettes Tram sont des bus qui permettent aux particuliers une fois par mois de visiter plusieurs centres d’art de la région.
Pour conclure, quelles sont les perspectives de développement du CACC pour les années à venir ? Avec une communication beaucoup plus rayonnante, le réseau Tram nous permettra de toucher un public francilien plus important et aussi de faire des collaborations d’expositions avec d’autres lieux. Pour 2019, nos préparons une importante exposition sur la question de l’arpentage avec une base au centre d’art et une marche artistique en collaboration avec différents lieux du territoire, pas uniquement des centres d’art mais également des théâtres, des lieux scientifiques, etc. Nous allons réaliser une application pour que le projet perdure au delà de l’exposition. C’est donc un énorme chantier.
Nous avons vraiment cette volonté de continuer à être présent, à proposer des expositions de qualité, petit à petit à augmenter nos moyens de différentes façons mais aussi à maintenir cette dimension de proximité, de convivialité qui caractérise ce lieu, tout en maintenant l’exigence.

Retrouvez plus d’informations sur la page Facebook du CACC.

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